Massif - Central


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Présentation du Massif Central

40 % de la zone montagne française

Que l’on ne s’y trompe pas, dans le contexte d’une activité vraiment ouverte à la concurrence internationale et qui serait moins soutenue par Bruxelles, l’agriculture du Massif central n’aurait aucune chance, aucune raison d’être même. L’heure est donc à espérer que la Politique Agricole Commune (PAC), même réformée, reste en place et continue à soutenir l’agriculture de telles régions défavorisées. L’heure est aussi et peut-être surtout à valoriser les atouts dont dispose le Massif central.

Le premier de ces atouts tient aux structures d’exploitation. La taille moyenne des exploitations est souvent importante dans le Massif, de même que l’âge moyen des agriculteurs y est plutôt assez bas. Ainsi, on dépasse les cinquante hectares de moyenne dans la majorité des cantons, notamment dans les plaines du Bourbonnais, dans le Limousin, dans les monts d’Auvergne (la fabrication du fromage de cantal nécessitait, jadis, des fermes capables de fournir 400 litres de lait par jour !), ou en Lozère et sur les plateaux caussenards. Les jeunes agriculteurs sont surreprésentés dans toutes les régions les plus intensives et les plus dynamiques, notamment dans les bassins laitiers de la Châtaigneraie, des Ségalas, des monts du Lyonnais ou de la région de Rochefort-Montagne. Ici, les organisations professionnelles agricoles ont largement favorisé ce mouvement, comme dans le département du Cantal qui possède un des taux les plus élevés de chefs d’exploitation de moins de 35 ans !

Le Massif-Central : espace des villes à la campagneUn autre atout réside dans le considérable héritage de savoir-faire liés à la transformation des produits agricoles. Cet héritage est d’ailleurs officiellement reconnu par la présence de nombreuses AOC, notamment treize appellations fromagères, mais également d’autres AOC relevant du domaine des productions végétales (lentille verte du Puy, oignon doux des Cévennes, appellations viticoles du Forez, de Cahors ou de Marcillac…) et des produits bénéficiant de la protection d’une IGP (agneau du Quercy, veau de l’Aveyron et du Ségala, bœuf charolais du Bourbonnais, veau du Limousin, porc du Limousin…) sans parler de nombreuses autres spécialités, parfois non labellisées, mais qui relèvent d’une même logique d’expression d’un terroir (volailles du Bourbonnais, lentille blonde de Saint-Flour, ail de Billom…). Ce patrimoine de produits locaux et de savoir-faire est un incontestable atout compte tenu d’une demande en nette progression, d’une moindre pression qui s’opère sur les prix et peut-être surtout de l’inscription de ces produits dans un territoire bien délimité… et non délocalisable !
Enfin, le Massif central bénéficie d’une image favorable née d’une certaine préservation de l’environnement, mais il faut constater que l’agriculture biologique n’y a pas rencontré un grand engouement.

A noter aussi que la mobilité des populations, les mutations sociologiques et économiques transforment profondément l’organisation de l’espace du Massif central. Plus que la gestion de l’existant, les politiques de développement doivent désormais prendre en compte l’émergence de nouveaux territoires fonctionnels qui dépassent l’ancien clivage villes-campagnes et transcendent les limites administratives. Une intercommunalité de projet, dans le cadre de « pays », traduisant ces nouvelles solidarités, doit accompagner et conforter les dynamiques qui se font jour. Original par les caractéristiques de sa trame urbaine, ses faibles densités, sa ruralité redevenue attractive, le Massif central, espace des « villes à la campagne » apparaît comme un véritable laboratoire et une terre d’innovations pour repenser l’articulation entre le fait urbain et l’espace rural.

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